RECONSIDÉRER SON ALIMENTATION ?

 

Nul besoin de se priver : il s'agit seulement de mieux comprendre comment manger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nourrissante d'une part, et la plus économique, la plus généreuse, la moins polluante d’autre part. La vie dans son ensemble en bénéficierait : le genre humain, les animaux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l'atmosphère terrestre.


Il y a 60 ans, un petit nombre de scientifiques déclaraient que le tabac était mauvais pour la santé et la cause de nombreuses maladies. A cette époque les médecins conseillaient la cigarette à leurs patients stressés, et les médias n’avaient aucune idée de ses dangers.


Il y a 20 ans, des scientifiques, chercheurs et instituts de recherches parlaient d’une menace qui pesait sur la Terre révélant que des gaz émis par les activités humaines étaient en train de réchauffer la planète et pourraient avoir de graves conséquences. Quiconque les entendait ne prenait pas vraiment au sérieux l’urgence de la situation...


Aujourd’hui, des centaines de milliers de gens dans le monde, de scientifiques et d’organisations internationales s’interrogent sur la pertinence du mode de consommation de la viande animale dans les pays industrialisés… 


La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes, et devrait encore doubler pendant les 20 années à venir. De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies.


La concurrence entre les animaux d'élevage et les hommes s'annonce très rude.
80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja.
A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes !

Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 923 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas «rentable».

On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de céréales par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an.
Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites.
Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les œufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le bœuf, à 17, voire bien plus ! En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46. Et encore, on ne compte pas les besoins en eau :


Pour produire 100 grammes de bœuf, il faut 25 000 litres d'eau.

Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960.
«Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge.

Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé.
Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de "biens nourris" : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...
Et pour ne rien arranger, il contribue au réchauffement climatique.

Selon un rapport publié en 2006 par la FAO de l’ONU, l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports ! Avec leurs flatulences chargées de méthane [72 fois plus puissant que le CO2 sur 20 ans], leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs [300 fois plus puissant que le CO2], sans compter les émissions d'ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes.
L'extension de leurs pâturages fait des ravages. En Amérique centrale, 20% des zones sylvestres ont déjà été ratiboisées. Et c'est encore pire au Brésil, où 38% de l'Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins. Une déforestation qui s'accélère avec les immenses plantations de soja destinées à nourrir nos vaches, toujours elles !

 

 

L’effet de serre est causé principalement par trois gaz : le dioxyde de carbone, le méthane (72 fois plus puissant que le CO2), et l’oxyde d’azote (300 fois plus puissant que le CO2).
La production de nourriture animale génère 18% de gaz à effets de serre mesurés en équivalents CO2... ce qui représente plus que tous les moyens de transports actuels du monde entier (aériens, maritime et terrestres confondus = 13,5 %).
Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

 

La production d’un kilo de viande de boeuf produit autant d’effet de serre que si vous rouliez avec votre voiture sur 250 kms.

La production d’un kilo de porc produit autant d’effet de serre que si vous rouliez avec votre voiture sur 30 kms.
La production d’un kilo de pommes de terre ou de blé produit autant d’effet de serre que si vous faisiez un créneau en vous garant.

 

"Les facteurs principaux influençant les émissions de méthane et d’oxyde d’azote sont la croissance des populations d’animaux d’élevage pour satisfaire la demande mondiale de viande et de lait. » Agence de Protection Environnementale de l’ONU (2006)

 

Dr. Andy Thorpe de l’Université de Portsmouth au Royaume-Uni, a découvert que les émissions de méthane avaient une influence plus grande sur le réchauffement climatique et que leur proportion était en hausse. Ces 250 dernières années, le CO2 a augmenté de 31 % alors que le méthane a progressé de 149 % pendant la même période.
Dr. Thorpe recommande une consommation réduite de produits animaux, l’élevage industriel étant une source majeure d'émissions de méthane.

 

Les émissions d`ammoniac résultant de l`agriculture sont dues à 90% au purin et au fumier.
Hans Mohr dans «Spektrum der Wissenschaft», janvier 1994 et BUWAL 2002.

 

64% des émissions d’ammoniac proviennent de la production de bétail et contribuent à la pollution de l’air, des sols, de l’eau, aux pluies acides et à la destruction de la couche d’ozone.
Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

 

En 1992, le comité de recherche du gouvernement allemand chargé d’étudier la préservation du climat est parvenu aux mêmes conclusions. Sur le sujet des émissions d’ammoniac, il a publié un rapport: « Les changements climatiques menacent le développement national »:
«Les émissions de NH3 sont dues pour 90% à l’agriculture et pour 80% au bétail, et ce, tant pour l’Allemagne que pour les pays de l’Europe de l’ouest et même dans le monde. 528 000 tonnes d’ammoniac sont émises chaque année en Allemagne, on en trouve dans les élevages, dans les champs et dans le stock de fertilisants organiques. […] Les quantités d’ammonium et d’azote rejetées pourraient être réduites en diminuant le nombre d’animaux de boucherie, en changeant le mode d’alimentation, et en diminuant l’épandage de purin. […] C’est non seulement souhaitable d’un point de vue écologique, mais également d’un point de vue économique.» Déclaration conjointe de 27 enquêteurs et scientifiques gouvernementaux.

 

« Les nitrates qui proviennent du purin diffusent de l’ammoniac dans l’air et empoisonnent l’environnement. Ils causent les pluies acides et autres dépôts contenant des acides. En Hollande, la plupart des précipitations émanent des gaz d’ammonium provenant des élevages de bovins:
Elles causent plus de dommages au pays que les automobiles et les industries ».
Institut néerlandais pour la santé et la protection de l’environnement (Worldwatch Paper 103, «Taking Stock», 1991).

 

Depuis 1960, environ 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été détruits, la plupart pour faire paître du bétail et cultiver des céréales destinée à nourrir bétail et poulets.
L’initiative Elevage, Environnement et Développement au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture estime que 70% de la forêt amazonienne qui a été rasée l’a été pour produire de la viande.

L’élevage est un catalyseur important de la destruction des forêts. Celles-ci sont rasées pour en faire des terres de pâtures ou des cultures destinées à nourrir ce même bétail et tout cela émet chaque année 2.4 milliards de tonnes métriques de CO2 et est le résultat direct de la déforestation. Ces activités ont dévasté en particulier l’Amérique latine qui est la région subissant la plus grande perte nette de forêts et les plus grandes émissions de CO2 dans l’atmosphère directement liée à la disparition de la végétation. Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

La déforestation en Amazonie a augmenté de 18% entre 2000 et 2005. Pendant la même période, les plantations de soja dans 3 états du Brésil doublaient en surface (soit l’équivalent d’une zone plus grande que le Costa Rica.)
The World Bank 2008-12-08

Chaque année, 20 millions d’hectares de forêts sont détruites, soit l’équivalent de la surface de l’Angleterre, de l’Ecosse et des Pays de Galles réunies.

Les sols, comme ceux des forêts jouent le rôle de puits de carbone et stockent plus de 2 fois la quantité de gaz carbonique se trouvant dans les végétaux et l’atmosphère. La déforestation conduit à la dégradation des terres et à la désertification, toutes 2 responsables de 130 millions de tonnes de CO2 qui s’échappent des sols chaque année.
La désertification ou la dégradation des terres dans les régions arides, semi-arides et sèches est exacerbée et facilitée par l’élevage d’animaux. En réduisant la productivité et la quantité de couverture végétale, la désertification permet au CO2 de s’échapper dans l’atmosphère.
La désertification des terres de pâturage des animaux d’élevage est responsable pour plus de 100 millions de tonnes métriques de CO2 émises chaque année.
Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

 

En Europe, ces dernières années, toujours plus de crevettes et de différents types de crustacés ont été consommés. Cette pratique a conduit nombre d’exploitations à s’installer en bord de mer, où se trouvaient auparavant d’importantes forêts de mangroves. Les forêts de mangroves ont une fonction écologique de la plus haute importance: Elles amortissent les raz de marée et atténuent leur violence. Le tsunami de 2004 en Asie a causé d’énormes ravages, les forêts de mangroves ayant été détruites pour faire place aux fermes d’élevage.
Un exemple: A l’ origine, il y avait aux Philippines plus de 500 000 hectares de forêts de mangroves. Aujourd’hui, il n’y en a plus que 36 000 hectares. Le reste (environ 93%) a été converti en exploitations de crabes alimentant le commerce mondial. John Robbins, «Food Révolution», 2001

 

La production de soja est estimée augmenter de 60 % d’ici 2020. La plupart ayant lieu au Brésil, Paraguay et Argentine aux dépens des forêts, de la savane et d’habitats sauvages.

 

"Bien souvent, lorsqu’on évoque « consommation d’énergie », ce n’est pas le steak qui vient d’abord à l’esprit, et pourtant... Le voyage que parcourt un morceau de viande pour arriver dans l’assiette consomme des quantités énormes d’énergie fossile. Le cycle débute avec la culture de céréales pour nourrir les animaux, culture qui utilise beaucoup de produits à base de pétrole. Il faut ensuite acheminer le fourrage vers les élevages, transporter le bétail à l’abattoir (parfois sur des milliers de kilomètres) ; à l’abattoir on procède à la transformation ; vient ensuite la chaîne du froid, jusqu’à la distribution. Bref, "le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 km ! l’agneau de lait : 180 km !".
Le Point, 22/06/06 "Elevages : une catastrophe écologique"

Elever des animaux pour la nourriture nécessite plus d’1/3 des matières premières et des carburants fossiles aux Etats-Unis. Si nous adoptions tous une alimentation à base de plantes, seulement 2% des matières premières seraient nécessaires.
John Robbins "Diet for a new america"

 

Pour produire 1 calorie de protéine de viande, il faut en moyenne 28 calories de carburant provenant d’énergie fossile. Pour produire 1 calorie de protéine de céréales, il faut en moyenne 3,3 calories de carburant provenant d’énergie fossile.
David Pimentel, Cornell University

 

Des quantités gigantesques de fertiliseurs, pesticides et de lisiers s’écoulent dans le Mississippi jusqu’au Golfe du Mexique. Le contenu hautement nutritif de ces déchets entraîne une réaction en chaîne qui aboutit à la reproduction de micro-organismes qui enlèvent tout l’oxygène du fond des océans. Les animaux vivant là doivent alors migrer ou mourir d’hypoxie. Les scientifiques ont appelé ces zones "ZONES MORTES". La zone morte du Golfe du Mexique en 1997 couvrait une surface grande comme Hawaï.

 

Pour obtenir un kilo de poisson d’élevage, deux kilos de poissons de mer sont nécessaires comme nourriture.

Rosamund Naylor & al., «Effect of Aquaculture on Global Food Supplies», Nature, 29.6.00.

Des quantités similaires sont aussi utilisées pour ce que l’on nomme «fruits de mer» comme les crabes, les crevettes etc. A côté de ce gaspillage, l’existence des poissons de mer est encore plus menacée par la capture de poissons servant à la préparation de farines qui atterrissent, dans une proportion de 2/3, dans les mangeoires des animaux de boucherie terrestres. Worldwatch Paper 171

 

 

•70% de la surface terrestre est de l’eau,

• 97,5 % de cette eau est salée

• 2,5 % est douce

• 68,7 % de cette eau douce est sous forme de glace et 31,3% sous forme liquide

• 70 % de cette eau liquide est utilisée par le secteur agricole et la majeure partie par les animaux que nous élevons pour la viande.

 

Une seule journée passée sans manger de la viande économise 5000 litres d’eau (soit l’équivalent d’une centaine de douches). Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

Un rapport plus récent publié par l’Université de Californie à Davis révèle que:

• 370 litres d’eau sont nécessaire pour produire un repas végétalien complet.

• 1250 litres d’eau sont nécessaires pour produire un plat de poulet.

• 4552 litres d’eau sont nécessaires pour produire un plat de bœuf.

Quand on consomme un steak, on "dépense" en moyenne 60 fois plus d'eau que si l'on mange une galette de blé, riz, ou soja ; car il faut 100 000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande de bœuf, alors que 1 000 à 2000 litres d’eau suffisent pour produire 1 kg de blé, de riz ou de soja. A cela s'ajoute la pollution des nappes phréatiques et des rivières par les lisiers.

Sciences & Vie - avril 1997.

 

 

 

Dans le monde, l’élevage et l’industrie des poules produit en permanence des milliards de tonnes de fumier qui depuis longtemps posent des problèmes de stockage, de traitement et de pollution. Les pratiques communes de traitement des déchets des animaux sont souvent inadaptées pour protéger notre eau potable et notre environnement. Les réservoirs de détentions des excréments souvent cassent, fuient ou débordent, laissant s’écouler de dangereux éléments dans les réserves d’eau.

 

1 ferme industrielle produit 1,6 millions de tonnes de lisiers par an ce qui est davantage de pollution que la ville de Houston au TEXAS qui est la 4ème plus grande ville aux Etats-Unis.

US Government Accountability Report

 

Les fermes industrielles géantes qui peuvent accueillir des centaines de milliers de poulets, porcs, et vaches produisent d’énormes quantités de déchets (40 tonnes d’excréments par seconde !!). Aux Etats Unis, ces fermes industrielles produisent 130 fois plus de déchets que les humains.

Natural Resources Defense Council

 

On a calculé qu'une « ferme » à saumons de huit hectares aux Etats-Unis produit autant de déchets organiques qu'une ville de 10 000 habitants! Les déchets organiques entraînent une explosion de production d'algues, qui absorbent les substances acides de l'eau ce qui diminue l'air disponible pour les poissons et les autres organismes, tuant ainsi toute forme de vie.

 

Aux Etats-Unis la part de la pollution des eaux due à l’agriculture est plus importante que celle due à toutes les villes et industries réunies !

 

Environ 50% de la pollution des eaux en Europe est due aux élevages intensifs d’animaux. Les nitrates issus de l’agriculture ont pénétré si profondément dans le sol que certaines marques d’eaux minérales ne répondent plus aux normes de qualité exigées pour l’eau potable.

 

 

Rien qu’aux Etats-Unis, les animaux d’élevage sont responsables de :

•55% de l’érosion et de la sédimentation

•37% de l’usage des pesticides

•50% de l’usage des antibiotiques

•33% de la présence de nitrates et de phosphores dans les rivières et nappes phréatiques.

National Oceanic and Atmospheric Administration...

 

Les élevages, du fait de la quantité d’excréments et d’urines rejetés par le bétail, polluent les rivières et les nappes phréatiques. En France, 90% des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides (cultures) et les nitrates (lisier). Les antibiotiques, stéroïdes et hormones de croissance polluent aussi. Aux Etats-Unis, les fermes-usines génèrent plus de 130 fois la quantité de rejet de la population (Conseil Américain pour la Protection des Ressources Naturelles).

De même l’aquaculture et la pisciculture sont des activités très polluantes. La croissance de ce secteur est en partie due à la surpêche et donc à l’effondrement de populations sauvages (cabillaud, flétan, turbot...). En France, quasiment 100% du saumon consommé provient d’élevages. Or, en 1998, selon le recensement de la salmoniculture française (source Ministère de l’agriculture), 66% des sites de production ne traitent pas leurs rejets. En outre, la densité de population est telle qu’il en résulte une pollution de l’environnement par les émissions de composés azotés et d’ammoniac. Chaque poule rejette dans ses excréments environ 180 g par jour d’ammoniac, une substance qui contribue à la mort des forêts. La présence de nitrates dans l’eau potable est due aussi en partie aux déjections d’animaux d’élevages.

Approvisionner en eau 56 milliards d’animaux chaque année non seulement épuise les ressources en eau mais les pollue aussi. Le bilan ne s’arrête malheureusement pas là. S’il faut abreuver ces 56 milliards d’animaux, il faut aussi les nourrir. Une grande partie des céréales produites dans le monde leur est donc destinée au détriment des 923 millions d’humains qui souffrent de famine...

Les animaux d’élevage ne meurent jamais de faim pourtant un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes et des millions d’autres souffrent de malnutrition. 10 millions d’être humains meurent chaque année de faim et de maladies liées à la famine.

 

Près d’1 milliard d’êtres humains souffrent de la faim.

Près d’1 milliard d’autres êtres humains sont en surpoids.

Chaque année 760 millions de tonnes de céréales sont données au bétail, une quantité qui pourrait résoudre le manque de nourriture dans le monde 14 FOIS.

 

50% des terres arables du Tiers-Monde servent à nourrir “notre bétail” au lieu de nourrir les humains. Et 1/3 des terres arables mondiales sont utilisées pour produire des céréales destinées aux animaux.

Plus de 70% des cultures céréalières produites dans les pays en voie de développement ou sous-développés est exportée ou donnée aux animaux d’élevage.

 

En Thaïlande, le manioc, qui constitue la principale ressource du pays, est exporté à 90 %. En conséquence, les disponibilités locales en fécule et en protéines régressent alors que 50 000 enfants (pour une population de 5,1 millions d'habitants) meurent chaque année principalement de malnutrition.

 

 

 

 

Les céréales actuellement données aux animaux d’élevage pourraient nourrir 2 milliards d’humains.

New York TIMES – Mark Bittman

 

 

Sur une surface au sol identique, les quantités suivantes d'aliments peuvent être produites.

 

 "L’action ayant le plus grand impact est de réduire votre consommation de viande ou de la stopper complètement. Vous créeriez alors un surplus de récoltes qui pourrait être utilisé pour nourrir les gens qui meurent de faim."

Jens Holm (Membre suédois du Parlement Européen) lors du Forum européen “Nourrir le Monde en période de crise climatique” le 12 novembre 2008.

“La consommation de viande est une cause principale de la famine et de la malnutrition”. George Monbiot, un journaliste d’investigation non-végétarien explique comment la demande de viande par les plus riches du monde augmente le prix des céréales qui deviennent trop chères pour les plus défavorisés. Car il faut 2 kg de céréales pour produire 450 g de viande, chaque repas de viande enlève la nourriture de la bouche des plus pauvres.

Journal britannique The Guardian / article “Why Vegans Were Right All Along,”

 

 

En France, la consommation de viande a progressé de 500 % en un siècle. Obésité, goutte et rhumatismes, maladies du cœur, diabète, ostéoporose ainsi que des cancers, maladies autrefois réservées à la minorité la plus riche, frappent aujourd'hui "démocratiquement " tous les consommateurs de produits animaux.

" Les protéines végétales ne sont-elles pas de qualité inférieure ? " : Toutes les protéines sont de même qualité. Nous savons maintenant qu'il n'en est rien : notre organisme recompose les acides aminés dont il a besoin à partir de toutes les protéines ingérées.

Seule la surcharge lui est néfaste : elle est, par exemple, cause de décalcification (l'ostéoporose est une maladie inconnue en Afrique).

Et puis les centaines de millions de végétariens dans le monde sont la preuve vivante que cette déclaration est erronée... Parallèlement, les pays qui ont la plus forte consommation de viande (et de sucre) par habitant (USA, Canada, France) sont également ceux qui ont le plus de maladies et d'accidents cardiovasculaires, cancers et autres maladies chroniques, dégénératives ou létales. Alors que les végétariens de ces mêmes pays ont deux à trois fois moins de risques de contracter l'une de ces maladies que le reste de la population : réduction de 50% de la mortalité cardiovasculaire et de 40% des cancers.

Il n’y a rien chez les animaux à part la vitamine B12 que vous ne trouverez pas dans les végétaux (cette remarque semble après tout logique, puisque les animaux que nous mangeons trouvent leurs nutriments dans… les plantes).

La viande est pleine

• de traces d’antibiotiques et d’hormones pour que les animaux grandissent plus vite et puissent survivre aux maladies qu’ils contractent dans ces conditions d’insalubrité,

• de toxines produites par le stress des conditions de vie et de l’abattage,

• et de résidus de pesticides qui sont devenus concentrés en raison des toutes les céréales qu’ils ont mangées.

 

Une étude effectuée en 2004 a mis en évidence que 90% des veaux suisses étaient traités aux antibiotiques

Les vaches, cochons et poulets consomment 70% de la totalité des antibiotiques vendus aux Etats-Unis.

Worldwatch Institute on December 11, 2005

Un saumon d’élevage d’environ 4 kg ingurgite près de 400 g d’antibiotiques jusqu’à son abattage. Dans le même temps, il lui est inoculé des médicaments contre les maladies, résultant de l’exiguïté des réservoirs et de la promiscuité régnant dans ces fermes. Le danger de contaminer les autres poissons est inévitable. Comme les antibiotiques ainsi que les autres médicaments et produits chimiques sont directement administrés dans l’eau des fermes, ces produits pénètrent rapidement dans l’écosystème.

Les saumons sauvages se reproduisent normalement plusieurs kilomètres en amont de leur lieu de vie habituel. La détention de saumons dans les fermes d’élevage est si éloignée de leur vie naturelle que leur chair a perdu sa couleur rose (comme les consommateurs étaient habitués à la voir). Pour y remédier, les éleveurs ont cru bon de leur administrer en supplément des colorants artificiels. Pire encore, les maladies touchant les poissons d’élevage se sont aussi transmises à leurs congénères en liberté et ont contribué à menacer l’existence même des poissons sauvages.

Les femmes américaines sont les plus grandes consommatrices de calcium au monde, et elles ont aussi le taux le plus élevé d’ostéoporose. En moyenne un Américain obtient 807 mg par jour de calcium par l’absorption de produits laitiers, un Taïwanais seulement 13 mg. Pourtant il n’existe pas à Taiwan de cas de fractures du col du fémur liées à un manque de calcium tandis que les USA sont champions du monde d’ostéoporose.

Une étude réalisée par des chercheurs travaillant pour l’industrie laitière américaine, (National Dairy Council) fut de donner à un groupe de femmes ménopausées 8 verres de 25cl de lait écrémé par jour pendant 2 ans. Tandis qu’un autre groupe de femmes ménopausées ne devaient prendre aucun verre de lait pendant la même période. Le groupe "avec lait" consomma 1.400 mg de calcium par jour et, au terme de l’étude, perdit 2 fois plus de masse osseuse que le groupe "sans lait". Les chercheurs conclurent : " la prise régulière de lait a fait augmenter de 30 % la consommation de protéines journalières, ceci peut expliquer la détérioration osseuse".

Lorsque le lait ou le produit laitier ne provient pas de l'agriculture biologique, il s'avère des plus toxiques, car tous les pesticides (*), insecticides, et antibiotiques se concentrent dans les cellules lipidiques fabriquées par la vache. De sorte que le lait entier et les fromages gras non bio contiennent des proportions infiniment plus importantes de polluants que n'importe quel végétal traité chimiquement.

La présence d'hormones spécifiquement bovines, porteuses d'informations (prise de poids rapide) inadaptées à la lente croissance humaine, est perturbatrice, de fait, des fonctions hormonales du bébé, contrôlées par son hypophyse. Et, comme il s'agit d'information, la quantité de lait absorbée ne joue qu'un rôle secondaire; même de très petites quantités délivrent le message.

L'intolérance au lait est la plus fréquente des allergies alimentaires. Les symptômes incluent l'asthme, l'eczéma, les éruptions cutanées, les gènes nasaux et sinaux chroniques, les angines, les colites ulcéreux, les irrégularités intestinales, l'hyperactivité, la dépression, les migraines et certaines formes d'arthrite. Le lait des vaches peut causer des saignements gastro-intestinaux chez les enfants, menant à l'anémie ; il y a aussi un lien prouvé entre la consommation de lait et les cataractes chez les personnes âgées. Près de 16 millions de français souffriraient d'une allergie au lait (toutes causes confondues), ce qui représente 27 % de la population. L'allergie au lait toucherait jusqu'à 7 % des enfants des pays européens, et 35 % des bébés dans le monde.

Le fer dans la nourriture animale est plus facilement absorbé que dans les plantes. Cela était précédemment considéré comme un des avantages de la viande, mais des chercheurs ont trouvé que tout comme les protéines, on ne doit pas exagérer des bonnes choses. Trop de fer peut être un catalyseur de la formation de radicaux libres (molécules instables qui attaquent d’autres molécules déclenchant ainsi une réaction en chaîne et la destruction cellulaire.) Une surdose peut entraîner des risques de cancer et de cirrhose du foie, des maladies cardiaques, de l’arthrite, du diabète et la stérilité. Un végétarien est plus à même de conserver ses niveaux de fer stables.

L’ostéoporose due au manque de calcium dans les os est principalement due au sulfure présent dans la viande et à la protéine caséique du lait qui fait que le calcium est rejeté dans les urines. Les pays ayant la plus grande consommation de viande et de produits laitiers sont ceux ayant les niveaux de fragilité osseuse les plus élevés.

 

 

 

Toutes ces informations sont frappantes et sont parmi les raisons qui poussent de plus en plus de gens dans le monde à réduire et arrêter complètement leur consommation de produits animaux. Pourtant il y a une autre raison qui pousse certaines personnes à être végétarien.

Celle de la compassion. Celle de ne pouvoir supporter de voir souffrir un autre être.

Celle de vouloir faire de sa vie une expression des plus nobles valeurs humaines.

Celle d’étendre ces plus nobles valeurs humaines à tout ce qui est vivant.

...C’est ce que les maîtres spirituels et les prophètes du monde entier sont venus nous dire.

 

Montrer de la compassion pour toute forme de vie est une règle d'or que l'on retrouve dans l'enseignement des grandes traditions religieuses. Puisque le végétarisme est l'extension naturelle de cette compassion, il est tout à fait logique qu'il a toujours eu une place importante dans les pratiques religieuses.
• En Inde ou le respect de toute vie et l'idée de pureté alimentaire sont à la base du végétarisme hindou. Les produits d'origine végétale sont considérés comme sattvic (aliments des sages qui donnent de l'énergie), alors que les produits d'origine animale sont tamasic (difficiles à digérer et qui favorisent le pessimisme),
• Originellement, les bouddhistes étaient tous strictement végétariens.
• La célèbre minorité des Jaïns en Inde sont végétariens stricts (végétaliens).
• Bien que la religion zoroastrienne fut abolie en Iran lors de la conquête islamique, elle compte aujourd'hui plus de 200,000 adeptes végétariens.
• Au début de la Genèse, Dieu enseigne l'alimentation réservée à l'être humain: « Je vous donne toute végétation portant semence qui est sur la surface de toute la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence: ce sera votre nourriture. Et à tous les animaux de la Terre, à chaque oiseau du ciel, et à tout ce qui bouge sur la Terre, à l’intérieur desquels il y a une âme vivante, j’ai donne chaque herbe verte pour nourriture : Et il en fut ainsi. » " (Genèse 1-29)
Ainsi, pendant 10 générations, Adam jusqu'à Noé, le peuple d'Israël fut principalement végétarien. Puis vint l'époque où l'être humain "tomba dans le péché" et se mit à offrir des animaux en sacrifice. (Genèse 4:4). Mais Dieu n'est jamais satisfait par ces sacrifices. "Je suis dégoûté des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux. Le sang des taureaux, des brebis et des boucs Me répugne ... Quand vous tendrez vos mains, Je détournerai les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, Moi, Je n'écoute pas, car vos mains sont pleines de sang." (Isaïe 1:11-15).
• Bien que les musulmans d'aujourd'hui soient majoritairement carnivores, on retrouve de nombreux enseignements de l'Islam, notamment dans la tradition Soufi, qui recommandent le végétarisme.
• Certains prêtres d'Egypte s'abstenaient de toute viande. Ils rejetaient aussi la consommation d'oeufs, appelant ceux-ci « chair liquide ».
• Dans le temple shinto au Japon, on interdisait les sacrifices d'animaux et on conseillait l'alimentation végétarienne pour la purification du corps.